Le radeau de la Méduse à la dérive

Le radeau de la Méduse à la dérive

A une époque où la protection des oeuvres artistiques et du patrimoine culturel faisait encore partie des préoccupations de nos dirigeants, mettre à l’abri des toiles de la taille du radeau de la Méduse n’était pas chose aisée….

Nous sommes dans la période 1939 – 1940. La guerre ne fait plus aucun doute et les équipes du musée du Louvre s’affairent à la préparation de l’évacuation des collections, par crainte des bombardements. Les affaires militaires se présentent mal et les œuvres doivent quitter la capitale au plus vite. Cependant, une toile pose un problème « de taille »… la gigantesque « Radeau de la Méduse » de Géricault.

Ses dimensions sont impressionnantes ! Avec près de cinq mètres sur sept, le tableau ne rentre dans aucun des camions du musée. Hors de question de rouler la toile, cela risquerait de l’abîmer. Il ne reste qu’une solution, appeler la Comédie française à la rescousse. En effet, le théâtre possède une remorque assez grande pour déplacer de gigantesques décors de scène. Et voilà donc le véhicule réquisitionné, le tableau chargé et ce curieux équipage qui prend la route.

Les employés du Louvre savent que le périple jusqu’à Chambord, où le radeaux de la Méduse doit être mis à l’abri, n’est pas sans risque. Pour traverser Paris incognito, le chauffeur est obligé de conduire de nuit, tous feux éteints. Le trajet a été minutieusement anticipé en fonction de la hauteur des tunnels.

Mais les choses se corsent en traversant Versailles. Le Radeau chavire en s’accrochant aux câbles du tramway ! Une étincelle jaillit et provoque un court-circuit, plongeant la ville dans le noir. Question discrétion, c’est raté. Heureusement, il n’y aura pas de nouveau procès de la Méduse ni scandale. Le convoi s’arrête au chateau de Versailles et repart quelques heurs plus tard. Le « Radeau de la Méduse » arrive finalement sans égratignure à Chambord, au beau milieu de la nuit.

Après la guerre, le retour sera tout aussi spectaculaire. Mais heureusement, le musée ne commettra pas deux fois la même erreur : la Société versaillaise des tramways, prévenue, prendra toutes les précautions !

Ce sauvetage comme tant d’autres est dû en grande partie à la volonté et la ténacité d’un homme, Jacques Jaujard.

Vous aussi, vous pouvez profiter, à demeure, de la beauté de ce tableau considéré comme le premier chef d’oeuvre de l’art moderne. Nous sommes en mesure de vous le réaliser à la taille qui convient à votre intérieur. Choisissez la taille qui vous convient dans notre formulaire et nous vous faisons parvenir notre meilleur tarif, avec ou sans encadrement, comme vous le souhaitez…

 

 

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